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Homélie du 3ème Dimanche du Temps de Carême/Année C

(Textes : Ex 3, 1…15 ; Ps 102 ; 1 Co 10, 1-6.10-12 ; Lc 13, 1-9)

L’événement rapporté à Jésus n’était pas, à cette époque, un fait isolé, un fait rare. Mais, celui-ci a ceci de particulier : le massacre a été perpétré en plein milieu du sacrifice et donc, dans le Temple où les gens sont plutôt censés venir adorer Dieu. Ah ! ‘’Où donc est leur Dieu ?’’ demandera le psalmiste ! Oui, où donc était le Dieu qu’ils étaient venus adorer ? Pourquoi n’a-t-il pas pu les protéger de ces mains assassines ? Oh oui, combien de fois, chers amis, chers frères et sœurs, combien de fois il nous est aussi arrivé de nous en prendre à Dieu, de vouloir presque lui adresser une demande d’explication face à tel ou tel événement ? N’est-ce pas toujours Dieu qui a tort ? N’est-ce pas lui qui se mure dans un silence assourdissant et se refuse d’agir ? Oui, vous et moi, avons une fois ou l’autre raisonné comme ceux que Jésus avait en face de lui dans l’Evangile de ce troisième dimanche sur notre route du Carême.

Mais, écoutons plutôt la réponse de Jésus : ‘’Pensez-vous …’’ – ‘’Et ces 18 personnes …’’

Jésus s’emploie plutôt à détruire un préjugé, à déconstruire un jugement préconçu. Regardons-nous, chers amis ; regardons nos familles, nos communautés, nos sociétés, etc. Que de préjugés, d’idées préconçues les traversent ? Il ne s’agit pas, semble nous dire Jésus, de débattre sur la (les) violence (s) faite (s) aux autres. Osons nous regarder dans un miroir pour voir comment nous participons nous-mêmes à ces violences. (Soit dit en passant : il m’arrive de sourire tout seul quand j’entends certains discours à la Télé ; il n’y a pas longtemps, nous avons célébré la journée internationale de la femme et il y a eu des discours dénonçant les violences faites aux femmes. Il y a certes des violences faites aux femmes ; et il faut les condamner, les dénoncer, les combattre avec la dernière rigueur ; mais, est-ce qu’on n’oublie pas souvent de condamner aussi les violences que les femmes se font entre elles ou même à l’endroit des hommes ? Et que dire de ces violences qu’elles exercent sur les enfants, tant leur propre progéniture que les enfants dits ‘’placés’’ (VIDOMEGON) ? La violence, personne, aucune race ni culture n’en a l’apanage ou le monopole. Nous en portons tous le germe en nous.

      C’est donc le cœur de l’humain qui doit changer. Nos députés pourront voter toutes sortes de lois pour protéger celui-ci, celle-là, etc. Le seul levier sur lequel chacun a le pouvoir d’activation, c’est son cœur. C’est donc lui, ce cœur, que je dois changer, si non, je mourrai.

      Mais, de quelle mort parle le Christ, puisque lui-même va connaitre la mort biologique ? Il s’agit surement d’une autre mort, celle éternelle, définitive, sans retour ou sans espoir. Et de cette mort, le Fils de l’homme est venu nous préserver, nous délivrer. Cette mort, c’est le péché qui nous y entraine ; c’est le péché qui nous la donne. Face à cette mort-là, nul ne peut se prévaloir de quelque privilège. Tous les humains, tous les baptisés sont appelés à s’en départir : c’est cela se convertir. Ne pas le faire, c’est rester dans le péché ; ne pas le faire, c’est se condamner à une mort beaucoup plus grave (‘’une mort beaucoup plus mortelle’’ comme dira l’autre !) que celle que donne le glaive des bourreaux ou celle que peut trouver sous les décombres des pierres du Temple.

       De notre conversion seulement sortiront les fruits attendus par le Vigneron ou le Père Créateur. Et peut-être y a-t-il des mois déjà, des années déjà, que le Seigneur attend de voir (de venir cueillir) les fruits et n’en trouve pas !

        Alors, toi mon frère, toi ma sœur, quel fruit ta vie (ma vie) produit-elle ? Quels fruits ma vie (ta vie) peut-elle offrir aujourd’hui pour que, en voyant ces fruits, ceux qui me voient vivre aient envie de me demander quel est le nom de ce Dieu qui m’a envoyé vers eux ? Ce Dieu, c’est le Dieu d’Abraham, le Dieu de Jésus, le Christ, né de Marie et qui m’appelle à la vie éternelle.

           ‘’Celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber !’’ Ainsi nous parlait l’apôtre Paul dans la deuxième lecture. En ce temps de Carême, gardons-nous de jeter la pierre aux autres. Convertissons-nous tous et chacun. Et c’est maintenant, pas demain ! Car, demain, nous risquons de n’entendre que le cri du crapaud !

Alors, frères et sœurs, faisons nôtres les appels de cet hymne du temps de Carême :

Dépouillez-vous !
Quand vous mourrez, vous perdrez tout !
Suivez votre exode à l’avance !
Tombe la mort ! Tombe le soir !
N’attendez pas qu’il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas
De vous défaire, il recréera
Ce que vous cédez de vous-mêmes ;
Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.

           Dieu nous en donne la force aujourd’hui et toujours, Amen !       

Père Philippe DONOU

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