Chers Pères formateurs,

Chers fils diacres,

Chers fils séminaristes,

Mi kwabo, mi bo kudo ali

Miawé zon, miawé kudo mon kaka

Ayinon vi lè, nto nu do do min mon, mi bo ku do alio

È ka bo oooo, è mawo lè,

Bè kawéru, A koun nan do ?

Quelle beauté, quelle émotion et quel bonheur quand Saint-Gall s’éveille de son sommeil et donne de la voix, la voix de la louange, la louange au Dieu de notre amour ! Oui l’amour de Dieu pour nous a conduit nos pas ici, en cette fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, la sainte de la confiance et de l’abandon. Oui Dieu, le premier, a posé les yeux sur nous, nous a aimés et nous a appelés. Qu’Il soit béni éternellement ! Plaise au ciel que nous ne passions un seul jour dans cette Maison sans que nos lèvres s’ouvrent pour le bénir, sans que notre être entier le magnifie.

Une année nouvelle commence, une année reçue de toi Père, nous l’avons remise d’avance en tes mains telle qu’elle sera. Fais-nous seulement la grâce, la grâce de vivre continuellement dans la gratitude, la gratitude qui intègre, sans peurs ni refus, le passage par la croix et son mystère. Et le mystère de la croix ne révèle toute sa profonde fécondité que dans le silence de la méditation intérieure, à l’image de Marie, qui, nous dit l’Ecriture, « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ».  Lc 2,19

 

Voilà pourquoi nous avons choisi de vivre cette année un thème qui nous met à l’école du silence et de l’intériorité dans un monde de bruits assourdissants, de paroles vides, de superficialité et de dispersion. Depuis deux années, l’expression « aux pieds du Maître » continue de nous ramener à l’essentiel de notre cheminement vocationnel. Ce fondamental de notre formation est le socle sur lequel nous allons creuser cette année les sillons du silence et de l’intériorité. « Jésus se retirait dans les lieux déserts et il priait » (Lc 5, 16) : silence et intériorité à la suite du Maître qui nous appelle. Voilà le chantier qui nous occupera cette année. J’implore pour chacun et sur chacun l’onction puissante de l’Esprit Saint pour qu’Il inspire à chacun la claire vision de ce qu’il doit faire et lui donne la force de l’accomplir avec courage, amour et joie. Je vais finir avec un clin d’œil particulier à nos fils de la Théo 1 : chers fils, vous êtes les bienvenus dans cette Maison qui est désormais votre Maison. Vous êtes de la famille. N’ayez pas peur ! Laissez-vous conduire ! Laissez le Maître conduire vos pas et votre aventure dans cette Maison sera merveilleuse! A tous, je souhaite une Bonne et fructueuse année académique. Dieu nous bénisse. Amen

Père Bertrand DJOSSOU 

Mot du Recteur 2025-2026