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3ème Dimanche de l’Avent Année C

(Textes : So 3, 14 – 18a – Ct Is 12 – Ph 4, 4 – 7 – Lc 3, 10 – 18)

Dans la liturgie dominicale, il est plutôt rare de trouver une proximité entre la première et la deuxième lectures. Ce troisième dimanche de l’Avent fait l’exception et confirme la règle. Mieux, le psaume responsorial vient, lui aussi, apporter son grain de sel à ce fil rouge qui parcourt toute la liturgie de la Parole : il s’agit de l’invitation à la joie. Serait-ce un hasard, tout cela ? Eh bien, non ! Et pour cause, ce troisième dimanche de l’Avent est appelé ‘’Dimanche de la joie ‘’ ! Noël qui s’annonce invite à la joie et donne des motifs de se réjouir. Oui, Noël et Joie, certes ne riment pas, mais font bien bon ménage ! Et cela me fait penser à des mots de St Léon le Grand extraits de son premier Sermon sur la Nativité :

«… Il n’est pas permis d’être triste en ce jour où nait la Vie (…) Que le saint exulte, car il approche de la victoire. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. »

Peut-être, vous et moi, nous ne nous retrouvons pas dans l’une ou l’autre des ‘’catégories’’ citées par le grand pape ! (nous ne sommes ni ‘’saints’’, ni ‘’païens’’ !) Mais au moins, nous sommes tous pécheurs ! Et s’il y a quelqu’un ici présent qui ne l’est pas, il est le plus à plaindre de cette humanité ! C’est alors que Jean, le Précurseur ou le Baptiste, va nous interpeller à partir de nos catégories socio-professionnelles (pourrait-on dire) ou tout simplement à partir de nos situations de vie !

D’abord, les foules anonymes : dans ces foules anonymes, nous pouvons nous retrouver, vous et moi ! Et que leur conseille le baptiste ? Partager ! Voilà bien un geste qui peut nous être ou familier, spontané ou étranger ! Ce troisième dimanche de l’Avent vient nous rappeler que si Dieu, en son Fils qui va naitre de Marie, vient ainsi partager notre humanité – pour nous rendre participant de sa nature divine – c’est bien pour nous apprendre à partager. N’attendons pas d’avoir tout l’or du monde avant de partager. Apprenons à partager le peu que nous avons, le peu que nous sommes !

Deuxième catégorie : Les Publicains (ceux-là qui sont taxés de ‘’pécheurs publics’’, i.e ceux-là qui font leur richesse ou leur bonheur sur la misère ou le malheur des autres ; les fichés ‘’S’’ des temps modernes !) Les ‘’bien-pensant’’ de nos sociétés ou même de l’Eglise (de nos diocèses !) pourraient s’étonner que ces ‘’pécheurs publics’’ puissent, eux aussi, vouloir se convertir ! Qu’il nous souvienne que le Fils de l’homme n’est pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs ! Jean, le baptiste, ne leur demande pas de rompre avec leur profession, mais d’être loyal dans l’exercice de leur fonction, quelle que soit sa nature ! Et d’ailleurs, y aurait-il des métiers ou professions que ne peuvent exercer les chrétiens ? S’il en existait, ce serait là, créer un ‘’no man’s land’’ dans l’humanité sortie des mains du Créateur ! Or, il ne nous viendrait nullement à l’esprit de créer des ‘’zones de non droit’’ pour Dieu dans sa Création ! Par conséquent, tous les humains, toutes catégories sociales, toutes races et toutes cultures confondues, tous sont appelés à entendre l’appel du Baptiste et à prendre le chemin de la conversion.

Troisième et dernière catégorie : les soldats ! Même eux ! Eh oui, peut-être que tu te demandes si tu es concerné par l’appel à la conversion, toi, Sylvain, toi, Mireille, toi, Philippe, toi Gédéon, etc. Oui, même toi ! Oui, même eux ! Car, comme dit l’Ecriture, « tout homme verra le Salut de Dieu » (Cf. Lc 3, 6). Aux soldats, Jean demande de ne point abuser de leur pouvoir pour molester les gens. Jean ne demande point de déserter, ni d’abandonner son métier ; mais plutôt de porter le Salut au cœur du quotidien.

Tout cela n’est-il pas à entendre aujourd’hui encore par nous, par chacun de nous ? Oui, le Salut est un projet de Dieu proposé à tous les humains. Et c’est en posant ces gestes du quotidien (partager son pain, sa tunique, bref, ses ressources fussent-elles maigres, avec les pauvres), en accomplissant honnêtement les tâches qui nous sont confiées (ici, dans le cadre précis de notre formation-préparation au ministère sacerdotal), que la joie annoncée par le prophète Sophonie transformera nos vies, nos communautés, nos sociétés, nos familles, etc. Point n’est donc besoin de demander à Jean, le baptiste, de nous adresser à nous aujourd’hui une parole à part, une parole ‘’catégorielle’’, car, exultant déjà parce que nous sommes en situation d’appelés, nous entendons bien ce qu’il a dit aux uns et aux autres.     

Chaque geste du quotidien que nous poserons (même les plus ordinaires, les plus banals ou insignifiants) aura alors valeur d’éternité ou de ‘’haut fait’’ parce que portant la marque du Salut et criera le Nom de Celui qui vient nous sauver ! Bien-aimés du Seigneur, en nous y employant chaque jour que nous accueillons comme ‘’don de Dieu’’ pour nous rapprocher de lui, nous serons en mesure de faire de notre vie ‘’un hymne de joie’’ que nous pouvons crier à la face des peuples, chantant : ‘’Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël’’ !

Je fais miennes ici ces paroles de St André de Crète (dans sa 9ème homélie) et je les partage avec vous : « Courons, dit-il, vers Celui qui se hâte vers sa Passion ; imitons ceux qui allèrent au-devant de lui. Non pas pour étendre sur son chemin, comme ils l’ont fait, des rameaux d’olivier, des vêtements, ou des palmes. C’est nous-mêmes qu’il faut abaisser devant lui, autant que nous le pouvons, par l’humilité du cœur et la droiture de vie, afin d’accueillir le Verbe qui vient, afin que Dieu trouve place en nous, lui que rien ne peut contenir. »

Oui, en chacun de nous, participant à cette eucharistie, en chacun de ses fils et filles répandus à travers le monde, Dieu veut trouver sa joie et son allégresse. Car Celui qui vient, c’est lui qui nous greffera sur la vraie Vigne ; c’est lui qui nous fera porter « le fruit de l’Esprit qui est « charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maitrise de soi » (Ga 5, 22-23). Accueillons alors ces paroles du prophète Isaïe et croyons-y ; et alors, Dieu nous renouvellera par son Amour : ‘’Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur, ton Dieu, est en toi !’’ Oui, il est en toi, en moi, en nous ! Manifestons-le au monde ! Et ce monde, ne va pas le chercher au-delà des mers ou des continents ! Il commence tout près de toi. Ouvre les yeux, et vois !

Père Philippe A. DONOU

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